Tout peut commencer maintenant !

« Nul ne doit-être laissé de côté, sinon à quoi bon être solidaire ».

En effet, à quoi bon… Piqûre de rappel anti-sectarisme signée Muhammad Yunus. Depuis quatre décennies, le militantisme écologique et social est incapable d’accorder les multiples dynamiques qui font sa richesse pour écrire une partition commune. Pourtant, la possibilité de pouvoir co-créer tous ensemble une autre société devrait fédérer au-delà des antagonismes. En face, quand il s’agit de ne faire qu’UN, même cyniquement pour défendre des intérêts qui, on le sait ne sont pas ceux du bien commun, ILS y arrivent. Définir ce ILS pour mieux le pourfendre n’est plus franchement le sujet. La priorité aujourd’hui c’est de définir le NOUS.

Dans ce NOUS, il n’est plus l’heure de se ralentir en étant contre mais d’avancer en étant avec, sans tutelle ni hiérarchie. Parce que pendant que NOUS pâtissons de l’absence d’une stratégie commune, les inégalités sociales se creusent ; la biodiversité disparaît et le climat se réchauffe ; l’État recule sur l’interdiction du glyphosate et l’objectif de neutralité carbone ; la police maltraite des manifestants pacifiques ; les accords de libre-échange font toujours plus le beurre des multinationales ; et la fracture historiquement inédite entre citoyens et gouvernants appelle une nouvelle démocratie.

L’An Zéro, une intelligence collective de 80 partenaires

TOUS les acteurs des Transitions démocratique, sociale et écologique se battent in fine pour la même chose : une mise en mouvement générale pour l’instauration d’une nouvelle société. Pour renverser la table, il ne peut y avoir qu’un NOUS. En poser les fondations, c’est l’objectif de L’AN ZÉRO. Rassembler est très difficile. Depuis quelques semaines, L’AN ZÉRO en fait l’expérience. Elle n’est ni amère ni décourageante. Parce que NOUS est le seul chemin. Pour assumer un œcuménisme militant et une mission fédératrice, il faut savoir accepter les critiques. La seule réponse, celle de l’intérêt général, doit être la réussite de L’AN ZÉRO.

Depuis quelques semaines, pour s’attaquer à L’AN ZÉRO certains s’en prennent à La Bascule. Ils critiquent sans pourtant jamais être venus dans la clinique désaffectée de Pontivy, où depuis cinq mois plusieurs dizaines de jeunes et moins jeunes, respectant un fonctionnement de gouvernance partagée, réfléchissent aux meilleures stratégies à mettre en œuvre pour faire basculer la France et ses territoires. Mais L’AN ZÉRO, ce n’est pas que La Bascule, loin de là. L’AN ZÉRO, c’est aujourd’hui 80 organisations partenaires impliquées.

Oser un peu l’utopie, c’est assumer l’objectif de vouloir créer les synergies

Rompre avec le pouvoir des GAFA, proposer un nouvel imaginaire, organiser la résilience locale, promouvoir les manières de subvenir à nos besoins qui prennent soin de la nature et des hommes : c’est ce qui les intéresse, et ils assument tous le choix de vouloir le faire avec tous ceux qui le souhaitent, et dans la joie.

C’est par un désir de célébrer notre humanité et d’affirmer notre détermination à faire changer les choses qu’est né L’AN ZÉRO. Un grand rassemblement pour stimuler l’engagement et provoquer des synergies inédites entre les différents mondes qui aspirent au changement. Son objectif est non seulement de réunir tous les acteurs des Transitions mais également de permettre à tous les citoyens intéressés ou souhaitant faire leur part de venir à leur rencontre pour discuter, échanger, co-construire un futur désirable. Oser un peu l’utopie, c’est assumer l’objectif de vouloir créer les synergies, d’aller au-delà des clivages et querelles qui profitent au système en place, de vouloir rassembler autour de nos points communs et de nos combats collectifs.

Des Millevaches à Guéret, l’An Zéro reste en Creuse

Après des dizaines d’heures avec une centaine de personnes, dont une dizaine de partenaires venus à Pontivy pendant deux jours, l’événement a été repensé et relocalisé à l’aérodrome de Guéret, à 50 km du lieu initial et où se tiendra, une semaine auparavant, le festival de musiques actuelles Check-In Party dont nous récupérerons les installations dimensionnées pour 8.000 à 10.000 personnes. Les associations locales ont manifesté leur soutien, renforçant notre conviction que l’intelligence ne l’est vraiment que si elle est collective, et qu’il est plus que jamais temps d’être solidaires et bienveillants.

Les 30, 31 août et 1er septembre, cet événement réunira des organisations de tous horizons : écologiques, d’aide et d’action sociale, de soutien des minorités et de renouveau démocratique. Y interviendront des personnalités aussi variées que Damien Carême, Nicolas Hulot, Priscillia Ludosky, Cédric Herrou, Mathilde Imer, Cyril Dion, François Ruffin, Mohamed Mechmache, Pablo Servigne. Seront présentes des organisations comme Démocratie Ouverte, Together For Earth, la CLIC, On est Prêt, le CTC, Bizi, AC Le Feu, Bizi!, Bloom, Happy Dev, Inco, Emmaüs, Désobéissance Fertile…

Pendant 3 jours, des ateliers d’intelligence collective, des récits d’aventures inspirantes, des formations au militantisme non-violent, des conférences de scientifiques, de politiques, de prospectivistes, permettront à plusieurs milliers de participants de se relier et de passer la seconde.

Si nous pensons qu’il est impossible d’imaginer une suite désirable à notre civilisation dans le cadre actuel, nous croyons à la liberté de chacun de tenter ce qu’il souhaite.

Tout peut commencer maintenant…