Wings of the Ocean : cap sur un navire-école aux missions écologiques

Dépolluer les mers et océans, c’est la mission que s’est fixée Wings of the Ocean avec Kraken, son trois-mâts. Du grand large aux côtes et aux plages, le navire part à l’assaut du plastique et des filets illégaux.

On le sait, les mers comme les océans, fleuves et rivières sont massivement pollués du fait principalement des activités humaines, que l’on pense à la surpêche, au transport maritime, au tourisme de masse ou aux industries qui y déversent leurs affluents, causant des dommages réels tant sur la santé humaine que sur la biodiversité. On parle désormais de 8e continent pour désigner cette mer de plastique au sud-est de l’océan Pacifique qui représente une superficie de 3,4 millions de kilomètres carrés, soit près de six fois celle de la France ! Plus proche de nous, la Méditerranée serait la mer la plus polluée d’Europe selon l’Institut français de recherche pour l’exploitation de la mer (Ifremer) qui a mené sur vingt ans, entre 1994 et 2017, une vaste étude de suivi des déchets marins dans la zone.

Une réalité que Julien Wosnitza et Sébastien Fau, les fondateurs de Wings of the Ocean, connaissent bien. Les deux hommes se sont rencontrés il y a trois ans sur un navire de la flotte de Sea Sheperd, l’ONG reconnu internationalement pour son action en faveur de la protection des écosystèmes marins. Forts de cette expérience au cours de laquelle ils ont retiré ensemble pas moins de 155 filets illégaux de l’océan, ils décident d’allier leur amour de la mer et leur engagement écologique en créant Wings of the Ocean.

Dépolluer les mers et les océans

Au sein des zones polluées maritimes, leur action est multiple : la dépollution d’abord et avant tout en récupérant le plus de plastique possible, en retirant le maximum de filets dérivants dits « fantômes » de l’océan, en nettoyant les plages et, enfin, en recyclant toute cette matière à terre.
Pour ce faire, Wings of the Ocean travaille en étroite collaborations avec des organisations locales telles que CorSeaCare en Corse ou encore avec CESTMed, un centre de soin de tortues qui profitera du trois mâts pour relâcher les animaux dans la nature au large.
Un peu plus tard cet été, l’association débarquera dans la cité phocéenne à Marseille pour mener des actions de protection du littoral avec entre autres Surfrider Foundation Europe ou bien encore Plastic Odyssey, qui transforme les déchets plastiques en carburant pour bateau.

Wingsofocean

Sensibiliser les enfants à la pollution maritime

L’éducation est un autre volet fort de Wings of the Ocean : baptisé Kraken, leur trois-mats accueillent jusqu’à 24 éco-volontaires qu’ils forment à la voile en haute mer et intervient en milieu scolaire pour sensibiliser et expliquer aux enfants de façon ludique les enjeux environnementaux actuels. Entre deux manœuvres, l’association souhaite également proposer des conférences et des ateliers sur son voilier sur des thèmes tels que l’impact de l’homme sur l’océan, les nouvelles techniques pour consommer responsable, etc.

Enfin, pour en étudier les effets sur les micro-organismes, le voilier se veut être une plateforme de recherche pour les océanologues en faisant de leur activité une ressource pour la recherche scientifique. A l’instar par exemple du rapport sur les déchets marins en mer des Caraïbes, produit par par Camille Hervy, qui fait partie des 7 océanographes qu’a d’ores et déjà accueilli le navire à son bord.

Wings of the Ocean sera présent à l’An Zéro.